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JCVD
Mabrouk el Mechri  mai 2008

Réalisé par Mabrouk el Mechri. France, Belgique. 2008. Avec : Jean Claude Van Damme, Karim Belkhadra, Jean François Wolff.

JCVD est un film de fiction, dans lequel Jean Claude Van Damme joue son soit disant propre rôle.

Soit disant car malgré tous les articles et interviews qui nous faisaient croire à la mise en abîme, aux déboires réels du Jean Claude civil, au final, il n’en est pas grand chose.

Et c’est tant mieux pour cette oeuvre, qui par conséquent se donne la liberté d’être un long métrage à part entière. Rien à voir avec un biopic pompeux, donc : Jean claude Van Damme est toujours vivant.

Ce qui frappe, avant tout, ce sont les choix esthétiques : cette image sépia aux contours friables et granuleux, un film en marron et blanc avec une quasi-absence de couleurs, des reflets scintillants et certains décradrages très art et essai.

Mais par ce procédé, tous les personnages sont au même niveau. Tous, star ou inconnus, acteurs de compléments ou second rôles, tous sont traités avec les mêmes contrastes, les mêmes surexpositions. Ce parti pris esthétisant peu repousser, où être mal perçu, mais va avec pertinence dans le sens du discours sous jacent au film : personne n’est parfait, qui que l’on soit.

Le réalisateur a parfois tendance à en faire trop avec certains effets faciles (caméra épaule pour la panique, plongées avec diagonales pour le malaise des situations ambigües...), mais si tout cela peut pêcher par excès de graphisme, on ne peut reprocher au réalisateur et à son interprète d’être allés au bout de leur démarche, et d’avoir pensé à tous les axes, techniques et philosophiques de l’oeuvre.

Le film cherche la performance : les plans séquences, les monologues, le réalisme, le rapport réalité fiction. On peut donc voir ce long métrage comme une entreprise de séduction téléphonée, trop bien pensée et préparée ; ou bien comme une oeuvre réfléchie à de multiples niveaux de lectures, faite pour les spectateurs attentifs dans leur ensemble, et pas seulement pour les initiés de l’acteur.

Mais quoi qu’on en dise, JCVD est simplement un film de fiction ambitieux, un (quasi) huis clos réaliste, un drame à hauteur d’homme.

Le fait que l’acteur joue son propre rôle est un prétexte aidant à faire passer le message, mais pas une justification du film. Contrairement à ce qu’on pourrait croire avant d’aller voir ce long métrage.

Au final, JCVD est un film à la mise en scène maniéré mais maîtrisée, avec un comédien que la majorité vont découvrir ; un film de fiction injecté de phantasmes de céniphile adolescent, et d’un peu d’imaginaire moderne.

Cette oeuvre vieillira mal, sans doute, mais restera un témoin sincère d’une vraie volonté artistique globale. Et un tournant, on l’espère, dans la seconde vie d’acteur de JCVD.

 

Durée 1h36

En savoir plus :
Le site officiel de JCVD


Mathieu Beurois         
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# 16 novembre 2008 : Pendant le mix, l'information continue

A quelques jours de la dernière soirée des Grenouilles dans le mixer pour l'année 2008, les chroniqueurs n'ont pas oublié de rendre leurs devoirs et c'est encore une pluie de chroniques musique, théâtre, expos qui vous attend . Alors en attendant de vous voir nombreux le 22 à l'Orange Mécanique, voici le programme de la semaine.

Côté musique :

"Intimacy" de Bloc Party,
"Is it the sea" de Bonnie Prince Billy,
"Gagnants Perdants" de Noir Désir et Eiffel,
"The chemistry of common life" de Fucked Up,
"Analogic" de Jade,
"Temporary people" de Joseph Arthur,
"Disque numéro 1" des Vedettes que vous pouvez retrouver en interview,
"The Music 1972-2008" de Phil Manzanera, en Interview et en Froggy's Session,
des concerts avec :
Mademoiselle K et Elyas Khan au Fil de Saint Etienne,
Russian Circles, These arms are snakes à Mains d'oeuvres,
The Datsuns, Four dead in Ohio et El Guapo Stuntteam à la Maroquinerie,
Pendulum et South Central à l'Elysée Montmartre
et une nouvelle émission du Morceau caché à découvrir ici !

Au théâtre :

"L'échange" au Théâtre du Soleil
"Jacques et son maître" au Théâtre 14
"Le suicidé" au Théâtre 13
"Les sept jours de Simon Labrosse" au Théâtre de l'Opprimé
"Meurtre par omission" au Théâtre L'Atalante
"Comme si on s'aime" au Théâtre du Soleil
"Mélinda et Mélinda" au Vingtième Théâtre
"Barbara, 20 ans d'amour" au Théâtre Petit Hébertot
la 2ème Master classe de novembre de Jean-Laurent Cochet
des reprises à ne pas rater : "Drôle de nuit" au Théâtre Le Funambule Montmartre et "La cantatrice chauve" au Théâtre Le Passage vers les étoiles
et toujours à l'affiche :
"Baroufe à Chioggia" au Théâtre Clavel
"Tante Olga " au Théâtre de la Huchette
"Comme ils disent" au Mélo d'Amélie
"Gauthier Fourcade - Le secret du temps plié" au Théâtre Rive Gauche

Expositions avec :

"Van Dyck" au Musée Jacquemart-André
"Dennis Hopper et le Nouvel Hollywood" à la Cinémathèque Française
"Jacques Villeglé - La comédie urbaine" au Centre Pompidou
"Göksin Sipahioglu - Monsieur Sipa, Photographe" et "Marie-Paule Nègre - Des artistes dans leur monde II" à la Maison Européenne de la photographie
"Henri Cartier-Bresson - Walker Evans - Photographier l'Amérique1929-1947" à la fondation Henri-Cartier Bresson

Un peu de lecture avec "Chronique du règne de Nicolas 1er" de Patrick Rambaud

et enfin du cinéma avec "La vie moderne" de Raymond Depardon

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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