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Festival Les Femmes s'en melent #11 (2008)
Lonely Drifter Karen - Miss Li - Phoebe Killdeer and the Short Straws  (Paris, La Maroquinerie)  24 avril 2008

Il pleut ce 24 avril, je monte la rue Boyer où se trouve la Maroquinerie contre le vent plus hostile que fripon.

La soirée des Femmes s’en mêlent annonce trois artistes qui suscitent la curiosité : Lonely Drifter Karen de l’autrichienne Tanja Frinta, Miss Li ou la suédoise Linda Carlsson et the last but not least l’australienne Phoebe Killdeer.

Tanja Frinta est un mélange de Gwyneth Paltrow et de Joni Mitchell en plus discrète. C’est leur premier concert à Paris, ce qui explique peut-être la réserve du groupe, appliqué à ressusciter un univers gentiment suranné : un petit côté bal populaire, ou des mélodies saccadées qui rappelle parfois Kurt Weill.

Nous écoutons les chansons d’une comédie musicale imaginaire qui ne manquerait pas de classe. Vous vous souvenez lorsque Audrey Hepburn est surprise en train de chanter à son balcon dans Breakfast at Tiffany’s

Mais le récital manque d’épaisseur : des charmes de cabaret qui ont laissé leurs pointes de perversité au vestiaire.

Linda Carlsson est arrivée, déterminée et volontaire : il faut que ça explose ! Le groupe est habillé avec humour en costume des années cinquante, la chanteuse aux cheveux de jais réveille l’assistance. Elle va du piano au micro, bousculant les musiciens.

Tout est surprise et fête. S’amuser de tout. Les paroles sont simplissimes mais la théâtralisation de l’interprétation et les mélodies jazz lancées à toute allure font naître des scènes. Je donne un exemple : "Leave my man alone, you ! Bitch ! I’m not prepared to share my man". Et oui, Miss Li est de celles qui sortent les griffes. Elle traverse le set, avec une voix qui menace de rompre mais elle a su transformer l’ambiance : maintenant on s’amuse.

Nous n’étions pas à la fin des expériences. Quand Phoebe Killdeer rentre sur scène, c’est pour se dissimuler dans le noir, ou s’éclairer d’une seule lampe rouge, ou de quelques allumettes : l’ambiance est expressionniste.

Parce que Phoebe Killdeer n’est pas moins qu’un envoûteuse, une sorcière jeteuse de sorts… menaçante, caressante jouant de sa longue chevelure châtain, comme d’un rideau cachant des incantations magiques.

Servie par des musiciens de haute volée, elle est polymorphe : puissante comme fragile et abandonnée. Aucun registre ne la désarme, sa voix se fait lyrique ou jazzy sans effort apparent.

Et loin de rester dans les limites du disque enregistré, la prestation scénique est une exploration, à l’affût d’un son étrange, d’une composition hétéroclite, tel l’invité saxophoniste qui accompagne un titre de sons stridents. L’esprit de Frank Zappa serait-il là ? Phoebe Killdeer est étonnante sur scène : de l’angoisse, du suspens, de l’amour …. Excitation et plaisir garantis.

Et il ne pleut plus, la nuit est douce.

 

A lire aussi sur Froggy's Delight :

La chronique de l'album Weather's coming de Phoebe Killdeer and the Short Straws
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Phoebe Killdeer en concert au Festival Le Printemps de Bourges 2008 (Jeudi)
L'interview de Phoebe Killdeer (13 mars 2008)

En savoir plus :
Le site officiel du festival
Le Myspace du festival

Crédits photos : Fabrice Delanoue (retrouvez toute la série sur Taste of indie)


Sandrine Gaillard         
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Galerie de Miss Li
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Phoebe Killdeer and the Short Straws (13 mars 2008)


# 4 janvier 2009 : reprise en douceur

Les vacances se terminent, les fêtes se font doucement oublier jusqu'à l'an prochain et Froggy's Delight reprend en douceur avec la première édition de l'année. 2009 vous proposera à coup sûr encore plus de choix culturels avec plus de musique, de théâtre, de livres et d'expos que jamais, mais également des partenariats, dont le premier seraavec le Glaz Art pour la soirée Ruby Throat et Marie Flore dont nous vous reparlerons bientôt et puis bien entendu toujours les soirées Rock is Dead .
D'ici là, voici le programme de la semaine :

Côté musique :

"Share" de Baptiste Trotignon,
"Catherine Ringer chante les Rita Mitsouko and more" le CD/DVD live à la Cigale,
"A hundred million suns" de Snow Patrol,
"Dance mother" de Telepathe,
"Surfing" de Megapuss,
"Welcome to Mali" de Amadou et Mariam
et une interview de Françoiz Breut suite à la sortie de son album "A l'aveuglette",
ainsi qu'une interview de Hugh Coltman qui revient sur son bel album "Stories from the safe house"

Au théâtre :

"Trois contes de Grimm" au Théâtre National de l'Odéon
"Les tentations électives" au Théâtre du Nord-Ouest
"Claire Solen - Flash" au Petit Gymnase
"The Crazy Horror Theater Show" au Passage vers les Etoiles

Expositions avec :

"José Abad - Du timbre à la sculpture" au Musée de la Poste
la collection permanente ""Les arts du feu" au Musée National de la Renaissance
et dernière ligne droite pour des expositions qui vont bientôt fermer leur portes :
"Emil Nolde" au Grand Palais
"Dennis Hopper et le nouvel Hollywood" à la Cinémathèque française
"Packart - L'art dans le packaging" à la Designpack Gallery

Lecture avec "Ce que le jour doit à la nuit" de Yasmina Khadra
et un beau livre "Une orfèvrerie de terre - Bernard Palisssy et la céramique de Saint Porchaire"

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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