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Bob Mould
District Line  (Beggars)  février 2008

Revoilà donc ce vieux briscard de Bob Mould. Encore un vieux qui ressort de nulle part, me direz-vous. Comme si, le rock revenant à la mode, on manquait de jeunes talents et qu'on pioche dans la réserve pour alimenter la demande.

Un vieux certes mais qui, au fil des ans et bien que de façon irrégulière, est resté en première ligne du front rock.

Bref résumé pour nos lecteurs de moins de 30 ans, Bob Mould c'est Husker Dü, et puis plus tard Sugar et récemment BlowOff. C'est du rock depuis 1980 sans débrancher les guitares, toujours quelque part à bourdonner dans nos caboches au rythme de "Tilted" ou de "A good idea" (sur l’album Copper Blue).

En fait, Bob Mould, c'est un peu celui sans qui...
Celui sans qui nous n'aurions jamais osé dire que l'on écoutait du gros rock, limite hardeux. Celui sans qui Franck Black n’aurait jamais été autre chose qu’un gros poupon bruyant, celui sans qui Chris Novoselic et ses Foo Fighters n'auraient peut-être jamais osé chanter comme ... Bob Mould. Celui sans qui nos oreilles seraient vierges de tout sifflement, la nuit quand le réfrigérateur cesse son ronron.

Bob Mould, c'est quand même, vous l'aurez compris, un peu le guide spirituel de nos jeunes années auteur d'un album culte intitulé Beaster, sous le nom de Sugar. Ce disque, très court est incroyable d'énergie, torturé et jubilatoire, une réussite totale et que je vous conseille plus que vivement, tant une discothèque sans son Beaster ressemblerait à un Niko 1er sans ses talonnettes.

District line est la nouvelle cuvée de Bob Mould, tout seul, sans Sugar, sans Husker Dü et, au risque d'être décevant, sans l'âme vive de ses précédents disques.
Pourtant, une grosse moitié du disque est de haute volée, largement de quoi satisfaire nos plus bas instincts rock'n roll. Et même, je serais bien en peine de vous expliquer pourquoi exactement ça cloche. Peut-être que les bricolages electro de "Miniature parade" m'emmerde ? Ou bien a cause de ce faux air de Bowie sur "Again and Again" au solo de guitare un peu too much ?

Mais ces petites faiblesses sont compensées par l'énergie de "Stupid now" ou de "Very temporary" sur lesquels on retrouve la patte Husker Dü et les ingrédients qui nous faisaient craquer par le passé.

Moins immédiat que ses albums précédents, District line est tout de même un bon album de rock qui tâche. L'homme vieillit et a toujours son mot à dire, plus que jamais, les chansons sont plus longues et verbeuses comme "Who needs to dream" ("who needs to dream ? I don't want to dream about this future", toujours rebel le Bob).

Plus posé, plus pop, plus bavard, District line reste un album de Bob Mould. Et on aime ca, finalement.

 

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En savoir plus :
Le site officiel de Bob Mould


David         
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# 16 novembre 2008 : Pendant le mix, l'information continue

A quelques jours de la dernière soirée des Grenouilles dans le mixer pour l'année 2008, les chroniqueurs n'ont pas oublié de rendre leurs devoirs et c'est encore une pluie de chroniques musique, théâtre, expos qui vous attend . Alors en attendant de vous voir nombreux le 22 à l'Orange Mécanique, voici le programme de la semaine.

Côté musique :

"Intimacy" de Bloc Party,
"Is it the sea" de Bonnie Prince Billy,
"Gagnants Perdants" de Noir Désir et Eiffel,
"The chemistry of common life" de Fucked Up,
"Analogic" de Jade,
"Temporary people" de Joseph Arthur,
"Disque numéro 1" des Vedettes que vous pouvez retrouver en interview,
"The Music 1972-2008" de Phil Manzanera, en Interview et en Froggy's Session,
des concerts avec :
Mademoiselle K et Elyas Khan au Fil de Saint Etienne,
Russian Circles, These arms are snakes à Mains d'oeuvres,
The Datsuns, Four dead in Ohio et El Guapo Stuntteam à la Maroquinerie,
Pendulum et South Central à l'Elysée Montmartre
et une nouvelle émission du Morceau caché à découvrir ici !

Au théâtre :

"L'échange" au Théâtre du Soleil
"Jacques et son maître" au Théâtre 14
"Le suicidé" au Théâtre 13
"Les sept jours de Simon Labrosse" au Théâtre de l'Opprimé
"Meurtre par omission" au Théâtre L'Atalante
"Comme si on s'aime" au Théâtre du Soleil
"Mélinda et Mélinda" au Vingtième Théâtre
"Barbara, 20 ans d'amour" au Théâtre Petit Hébertot
la 2ème Master classe de novembre de Jean-Laurent Cochet
des reprises à ne pas rater : "Drôle de nuit" au Théâtre Le Funambule Montmartre et "La cantatrice chauve" au Théâtre Le Passage vers les étoiles
et toujours à l'affiche :
"Baroufe à Chioggia" au Théâtre Clavel
"Tante Olga " au Théâtre de la Huchette
"Comme ils disent" au Mélo d'Amélie
"Gauthier Fourcade - Le secret du temps plié" au Théâtre Rive Gauche

Expositions avec :

"Van Dyck" au Musée Jacquemart-André
"Dennis Hopper et le Nouvel Hollywood" à la Cinémathèque Française
"Jacques Villeglé - La comédie urbaine" au Centre Pompidou
"Göksin Sipahioglu - Monsieur Sipa, Photographe" et "Marie-Paule Nègre - Des artistes dans leur monde II" à la Maison Européenne de la photographie
"Henri Cartier-Bresson - Walker Evans - Photographier l'Amérique1929-1947" à la fondation Henri-Cartier Bresson

Un peu de lecture avec "Chronique du règne de Nicolas 1er" de Patrick Rambaud

et enfin du cinéma avec "La vie moderne" de Raymond Depardon

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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