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Clearlake
Amber  (Domino / PIAS)  30 janvier 2006

3 ans déjà que les 4 de Clearlake écument les studios accompagnés d'une armée de pointures du tatapoum (Steve Osborne, Jim Abbiss, Phill Brown) et empilent un à un les morceaux de leur nouvelle galette… et voila Amber, le bébé tout chaud, sorti sur le label Domino, celui la même qui les accueillit dès leur formation en 2000.

Signe des temps, les anglais ont sorti les guitares. Des guitares froides comme l'acier, qui crachent en boucle des riffs malades ponctués de soli asthmatiques et crasseux.

Méthodiquement, Clearlake assemble les différents éléments de son rock stoner jusqu'à dresser un véritable mur de guitares. Les sons sont méticuleusement entassés, torturés …..

Mais Clearlake a plus d'une corde à son arc et fait le grand écart ; car au dessus de cette machinerie implacable, plane la voix chaleureuse de Jason Pegg, nichée dans un écrin de chœurs éthérés. Et c'est sur cette dualité que repose toute l'architecture des 12 titres de ce disque. D'un coté, un son noisy, compact, oppressant, de l'autre une production rutilante et des voix mélodieuses. On se retrouve projeté 15 ans en arrière en plein Shoegazing…

Ici, la monotonie d'un rock aux riffs dépourvus de toute trace de groove, martelé sur fond de batterie quasi militaire, côtoie un sens de la mélodie aiguisé.

Clearlake nous prend par la main et nous entraîne dans un dédale de ruelles noires et crasseuses nous laissant parfois apercevoir la lumière blafarde d'un néon déglingué.

Au final, une musique malade, sombre, suffocante, parfois inconfortable mais enrobée d'une bonne couche de vernis mélodique.

L'excellent "No Kind Of Life" d'ouverture plante progressivement le décor et résume à lui seul toute la musique du groupe. Parmi les morceaux qui sortent du lot on retiendra aussi "I Hate It That I Got What I Wanted" et son refrain catchy, "Neon" et son harmonica déglingué ou l'étrange "Its Getting Light Outside" final.

Mais malgré son goût pour le travail bien fait, le groupe livre un album inégal qui peine parfois à nous faire réellement décoller. A trop jouer avec les effets de chaud & froid, Clearlake vire parfois au tiédasse et peine à se renouveler…

Trop de morceaux se contentent d'étirer au maximum un riff de guitare sans grande saveur ("Here to learn"), quand à l'inverse on regrette le peu de place laissé à la basse. Le jeu de batterie quand à lui est même parfois carrément pénible ("Far Away" ou le martèlement robotique atteint son paroxysme). Au final certains morceaux frisent l'enlisement quand ils ne sont pas dispensables "Dreamt that you died").

Mais ne nous y trompons pas, le talent est bien là (sous la surface du lac) et c'est sur les morceaux plus acoustiques ("You can't have me") que le groupe nous touche le plus, on pense d'ailleurs beaucoup à leur compatriotes d'Elbow.

Pour résumer , Clearlake a bien travaillé et rend une copie de bon niveau mais qui aura tout de même du mal à captiver nos oreilles sur la longueur. Dommage , car on sent qu'avec tant de maîtrise, le groupe a presque toutes les cartes en mains pour accoucher de pépites.

Sans doute le groupe gagnerait-il à se tourner vers Albion plutôt que de lorgner vers le Nouveau Monde…

 

A lire aussi sur Froggy's Delight :

Clearlake parmi une sélection de singles (décembre 2006)

En savoir plus :

Le site officiel de Clearlake


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# 4 janvier 2009 : reprise en douceur

Les vacances se terminent, les fêtes se font doucement oublier jusqu'à l'an prochain et Froggy's Delight reprend en douceur avec la première édition de l'année. 2009 vous proposera à coup sûr encore plus de choix culturels avec plus de musique, de théâtre, de livres et d'expos que jamais, mais également des partenariats, dont le premier seraavec le Glaz Art pour la soirée Ruby Throat et Marie Flore dont nous vous reparlerons bientôt et puis bien entendu toujours les soirées Rock is Dead .
D'ici là, voici le programme de la semaine :

Côté musique :

"Share" de Baptiste Trotignon,
"Catherine Ringer chante les Rita Mitsouko and more" le CD/DVD live à la Cigale,
"A hundred million suns" de Snow Patrol,
"Dance mother" de Telepathe,
"Surfing" de Megapuss,
"Welcome to Mali" de Amadou et Mariam
et une interview de Françoiz Breut suite à la sortie de son album "A l'aveuglette",
ainsi qu'une interview de Hugh Coltman qui revient sur son bel album "Stories from the safe house"

Au théâtre :

"Trois contes de Grimm" au Théâtre National de l'Odéon
"Les tentations électives" au Théâtre du Nord-Ouest
"Claire Solen - Flash" au Petit Gymnase
"The Crazy Horror Theater Show" au Passage vers les Etoiles

Expositions avec :

"José Abad - Du timbre à la sculpture" au Musée de la Poste
la collection permanente ""Les arts du feu" au Musée National de la Renaissance
et dernière ligne droite pour des expositions qui vont bientôt fermer leur portes :
"Emil Nolde" au Grand Palais
"Dennis Hopper et le nouvel Hollywood" à la Cinémathèque française
"Packart - L'art dans le packaging" à la Designpack Gallery

Lecture avec "Ce que le jour doit à la nuit" de Yasmina Khadra
et un beau livre "Une orfèvrerie de terre - Bernard Palisssy et la céramique de Saint Porchaire"

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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